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De l’arganier à l’huile dorée : tout le processus de production

15 janvier 20258 min de lecturePar BioArgan Team
Des chèvres perchées dans des arganiers au milieu du paysage aride marocain, sous un ciel bleu

L’arganier (Argania spinosa) pousse uniquement dans le sud-ouest du Maroc et peut vivre plus de 200 ans.

Chaque goutte d’huile d’argan suit un parcours minutieux, des forêts du sud-ouest marocain jusqu’à la presse à froid qui préserve son profil nutritionnel. Voici les étapes du procédé.

La forêt d’arganiers : un écosystème protégé par l’UNESCO

L’arganier, Argania spinosa, est endémique d’une étroite bande du sud-ouest du Maroc, principalement dans la vallée du Souss et les contreforts de l’Anti-Atlas. Cette région, qui couvre environ 2,5 millions d’hectares, possède une telle singularité écologique que l’UNESCO l’a désignée réserve de biosphère en 1998. Les arbres résistent à un climat semi-aride où peu d’autres espèces survivent : leurs racines profondes puisent l’humidité loin sous la surface et retiennent le sol face à la désertification.

Les arganiers fleurissent au printemps et donnent de petits fruits verts qui mûrissent durant l’été. À la fin de l’été et au début de l’automne, ils prennent une couleur jaune doré, signe qu’ils peuvent être récoltés. La récolte a généralement lieu de juillet à septembre, selon les précipitations et l’altitude. Comme les arbres poussent sur des terrains difficiles, la récolte mécanique n’est pas possible : chaque fruit est cueilli à la main.

Des chèvres grimpent à un arganier dans la campagne marocaine, révélant la silhouette caractéristique de l’arbre
Les célèbres chèvres qui grimpent aux arganiers au Maroc dispersent naturellement les graines en mangeant les fruits.

Récolte et séchage au soleil

Après la récolte, les fruits sont étalés sous le soleil marocain pendant plusieurs jours. Le séchage réduit l’humidité de la pulpe extérieure et facilite sa séparation de la coque dure. La pulpe séchée sert parfois d’aliment pour les animaux, afin que rien de la récolte ne soit gaspillé. L’élément essentiel est le noyau : chacun contient deux ou trois amandons riches en huile, qui constituent la matière première de l’huile d’argan.

Le cassage des noyaux pour en extraire les amandons est l’étape la plus laborieuse du processus. Traditionnellement, les femmes placent le noyau entre deux pierres et le frappent avec précision : un coup trop fort brise l’amandon, un coup trop léger laisse le noyau fermé. Une personne expérimentée peut casser environ 2 à 3 kilogrammes de noyaux par jour, pour obtenir près d’un kilogramme d’amandons, qui produira à son tour environ 200 à 250 millilitres d’huile. Voilà pourquoi l’huile d’argan authentique est précieuse : il faut environ 100 kilogrammes de fruits pour produire un seul litre.

Une femme portant un foulard prépare traditionnellement des noyaux d’argan à la main
Le cassage des noyaux d’argan est traditionnellement effectué par des femmes amazighes à l’aide d’outils en pierre, un savoir-faire transmis de génération en génération.

La pression à froid : préserver l’intégrité de l’huile

Une fois les amandons séparés, ils sont pressés délicatement à froid dans des presses mécaniques à vis, à une température qui ne dépasse jamais 40 °C. Cette faible température est essentielle, car la chaleur dégrade la vitamine E, les acides gras insaturés et les composés bioactifs de l’huile. La première pression donne la meilleure qualité d’huile d’argan alimentaire ou cosmétique : un liquide ambré doré, au parfum de noisette, dont le profil en acides gras est dominé par l’acide oléique (environ 45 %) et l’acide linoléique (environ 35 %).

Après la pression, l’huile est filtrée pour retirer les particules solides, puis laissée à décanter naturellement pendant plusieurs semaines. Les fines particules se déposent au fond et l’huile claire est récupérée. Avant sa mise en bouteille et son exportation, le produit final est analysé en laboratoire afin de vérifier notamment l’indice de peroxyde, l’acidité et les marqueurs d’oxydation, et de confirmer sa conformité aux normes internationales de qualité.

Contrôle qualité et normes internationales

Le processus de production de BioArgan suit un système rigoureux de gestion de la qualité, conforme à la norme ISO 22716 (bonnes pratiques de fabrication des cosmétiques) et à la certification biologique ECOCERT. Chaque lot est suivi depuis le lieu de récolte jusqu’au produit fini, et des échantillons sont conservés pour assurer sa traçabilité. L’indice de peroxyde reste inférieur à 10 meq/kg et la teneur en acides gras libres est maintenue sous 0,5 %, bien en dessous des seuils de la norme marocaine relative à l’huile d’argan (NM 08.5.090).

Pour les clients de marque blanche et de fabrication à façon, nous fournissons les documents complets : certificat d’analyse, fiches de données de sécurité et justificatifs de certification biologique. Cette transparence permet à chaque marque qui s’approvisionne en huile d’argan auprès de BioArgan de défendre la qualité de ses produits en toute confiance.

Une technicienne de laboratoire portant des gants mélange avec précision une crème de soin
Chaque lot d’huile d’argan est analysé en laboratoire avant d’être approuvé pour l’exportation ou la fabrication en marque blanche.

Questions fréquentes

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